24 septembre 2008
Au coeur du typhon Hagupit
Les autorités l'avaient annoncé (voir ma brève du 17 septembre). Cette fois, le typhon est bien venu. J'étais alors à Macao, dans une île à une heure de Hong Kong. La journée plutôt belle, même si quelques averses m'ont obligé à acheté un parapluie. Finalement, vers 19H, le vent a commencé à être le plus fort. Il était vraiment difficile de lui résister.
Arrivé à l'embarcadère, avec Jean-Baptiste, nous avons eu la désagréable surprise de constater que tous les ferries et les hélicoptères avaient été annulés pour cause de typhon. Ce dernier baptisé Hagupit était passé de force 1 (sur 10) le matin, à 8 sur 10, le soir.
Aucune cellule d'urgence. Pas ou peu de soutien des autorités locales. Heureusement, Jean-Baptiste voyageait avec le routard, dans lequel nous avons trouvé un refuge bon marché. Dans le dernier bus, nous avions l'impression d'un orage mais sans que rien ne paraisse alarmant.
Après un bon dîner chinois, nous avons tranquillement rejoint notre auberge. Ce n'est que vers 22H que nous avons constaté sur votre terrasse que l'eau montait dans la rue. Incroyable, elle montait vraiment à vue d'oeil. Des déchets ont commencé à flotter ou à voler. La population locale, elle, n'a jamais paniqué. Chacun a essayé de protéger son bien aussi vaillement que possible. Les commerçants sont revenus dans leurs boutiques pour empiler des sacs devant les vitrines.
Finalement, l'eau est bien montée d'un mètre environ, jusque dans l'escalier de notre refuge. Les pompiers sont intervenus dès que nécessaire et rien de grave n'est, apparemment, arrivé dans notre rue. Dans la région, le typhon a tout de même fait une soixantaine de blessés (lire la dépêche AFP en PS).
Aujourd'hui, tout est rentré dans l'ordre. Je suis rentré à Hong Kong avec trois personnes rencontrées sur place. Nous avons célébré notre bonne santé et la fin de ce typhon.
Sébastien Chabaud
PS : la dépêche AFP :
Le typhon Hagupit qui a balayé Hong Kong dans la nuit de mardi à mercredi, avec des vents jusqu’à 162 km/h et progressait mercredi vers le sud de la Chine, a fait une soixantaine de blessés à Hong Kong, ont indiqué mercredi les autorités.
Accompagné durant la nuit de pluies torrentielles, le typhon a fait une soixantaine de blessés, dont trois étaient mercredi dans un état grave, selon un communiqué des services météorologiques de Hong Kong. Entre mardi soir et mercredi matin, 56 vols au départ et à l’arrivée de Hong ont été annulés et 92 retardés. Mercredi, toutes les écoles ainsi que les tribunaux étaient fermés. Le typhon a également touché la ville de Maoming, au sud de la Chine, avec des vents soufflant jusqu’à 200 km/h, a indiqué l’agence Chine Nouvelle, citant le bureau météorologique provincial de GuangdongGuangdong Dans la province, quelque 50.000 navires ont été rappelés et 200.000 marins et pêcheurs avaient regagné les ports mardi. Le typhon Hagupit a fait huit morts aux Philippines lundi tandis que 13 mineurs ont été pris au piège par la montée des eaux.
22 septembre 2008
Un thé au chrysanthème
Arriver dans un pays c`est vivre ce pays, en essayant par exemple de goûter de nouveaux plats et de nouvelles boissons. Je ne suis pas vraiment peureux dans ce domaine et je n`hésite pas à me jeter à l`eau. Je mange souvent dans la rue et jusqu`ici aucun problème en Chine (ce qui ne veut pas dire que je n`ai rien goûté d`exotique).
Aujourd`hui, première déception. En prenant le ferry avec Guillaume, j`ai voulu tester une nouvelle boisson. Première prise en bouche pas terrible avec le vague sentiment de boire du thym sucré ! Je regarde les ingrédients : le sucre est bien là mais aussi le chrysanthème ! Ce goût de mort hante votre langue pendant vingt bonnes minutes. Halloween approche, qui veut un petit colis ?
17 septembre 2008
Guillaume à Hong Kong !
Ce week-end, après un petit tour dans les îles qui bordent la baie de Hong Kong, j'aurais le bonheur de croiser l'inestimable Guillaume Dhios. Alors que ce jeune homme, brillant en informatique et maître es en langues (parlées), se terre dans son doux nid parisien lors de mes passages nombreux, je vais le croiser à Hong Kong. A des milliers de kilomètres !
Internet et ce voyage sont pleins de surprises. Pourvu que cela perdure !
Typhon ?
Ce soir encore, j`ai l'impression d'être le mec de la pub qui rentre en costume dans un sauna (le con !). Le thermomètre a dépassé les 33 degrés et ne baisse que peu le soir. Je voulais de la chaleur, j'ai de la chaleur ! Je sue donc en silence !
Les infos parlent vaguement de typhon possible. Pour eux, rien de nouveau !
16 septembre 2008
Lost in translation
Chère famille, chers amis,
Peut-être vous rappelez vous le film « Lost in translation » (littéralement, perdu dans les traductions) de la charmante Sophia Coppola. Dans ce film, Bob, le héros, est incapable de s’intégrer dans l’univers de Tokyo ou il vient de débarquer. Il est incapable de dormir à cause du décalage horaire et puis il ne comprend rien a son entourage, à cause des idéogrammes qui lui sont totalement étrangers. Enfin, plus que tous ces détails, il est paumé. Dans sa vie, dans sa tête.
Ma première semaine chinoise a vraiment ressemblé à ce film. Le décalage a joue, c’est certain. J’ai été incapable de dormir dans cet avion. Pourtant, pour une fois, je n’étais pas coincé à côté d’une vieille ou d’un gamin criard. J’étais seul dans ma rangée. Incroyable ! J’aurais même pu m’allonger. Finalement, entre l’excitation et le doute, j’ai regardé tous les films à l’affiche. Une fois arrivé, parce que j’avais pris la grande décision de ne pas prendre de guide (pour gagner, bêtement, du poids dans mes bagages), j’ai galéré, un peu. Surtout que, surprise, les Chinois de Shanghai sont loin de parler l’anglais, même comme un espagnol…Après beaucoup de gestes et de marche, j’ai fini par trouver l’auberge de jeunesse ou j’avais pris une réservation.
Refuge. J’ai dormi quelques heures avant d’envoyer un courriel a ma famille (qui n’est manifestement pas arrive, les transferts sur Yahoo étant manifestement contrôlés (Bah oui, une dictature surveille aussi les petits touristes). Ensuite, j’ai pu contacter Tristan, un contact du fameux site couchsurfing. Le lendemain, j’ai pu le retrouver et déposer mes bagages dans son appartement-Eden.
(
crédit photo : ce n'est même pas une de mes photos, parce que j'ai perdu ce µµµ de câble voilà des mois... Alors merci Galiléo)
Shanghai est une immense ville, futuriste, indomptable. Elle est la plus grande ville de Chine et la plus peuplée avec trois mille habitants par kilomètre carré. Son nom signifie "sur la mer", ce qui s'explique par l'importance de l'eau dans l'essor économique de la ville qui se compose de deux quartiers, Puxi et Pudong, situés respectivement à l'Ouest et à l'Est de la rivière qui traverse Shanghai, la Huang Pu. En ce qui me concerne, j’ai largement préféré Pudong qui m’apparaît comme un décor de cinéma. Tiens, j’ai eu l’impression d’évoluer dans le dernier Batman et je m’attendais à croiser la batmobile à chaques coins de rues. Les hauts immeubles fleurissent sur Pudong. Mon préféré est celui qui abrite le Centre Mondial des Finances de Shanghai. Du haut de ses 492 mètres, la tour domine la ville. La hauteur est d’ailleurs mise en scène par l’architecte Kohn Pedersen. Les hologrammes dans l’ascenseur accroissent la sensation de vitesse et je défie quiconque de ne pas avoir un frisson. D’autant qu’a l’arrivée, des carreaux en verre permettent de percevoir le vide. Vertige !
A part cette aventure, Shanghai restera pour moi la ville ou je me perds. Je n’ai pas arrête, même avec deux plans et de meilleures chaussures. Heureusement, a chaque fois, le taxi a été une solution commode pour retrouver mon chemin, toujours en bataillant avec la langue. Grâce à Tristan, j’ai découvert les bienfaits des massages, du dos, et surtout, des pieds. Là encore, le personnel ne parlait pas un mot d’anglais (pas même le basic « hello-good bye »). Seulement, dans ce cas, le langage du corps suffisait (je précise immédiatement, pour les esprits vagabonds, qu’il s’agissait uniquement de massages, sans aucun sous-entendu). La révélation d’une telle descente des muscles fut tellement appréciable que je suis revenu quatre fois.
Le train entre Shanghai et Hong Kong fut un retour dans mon élément. Ce parcours de vingt-quatre heures fut un vrai régal. Dans mon compartiment-couchette, j’ai pu dîner d’une soupe (avec des morceaux de viandes de bœuf et de légumes, comme je l’aime), lire et enfin ne rien faire. Un charmant vieux sage partageait la cabine et nous avons même pu parler un peu, du temps qui passe.
Hong Kong (qui signifie Port aux Parfums en mandarin) m’est immédiatement apparu comme plus accueillante. Ancienne colonie britannique, la ville possède tous les avantages d’une ville européenne avec le charme de l’exotisme en plus. Malheureusement, le charme s’est rompu en arrivant dans ma pension. Une chambre bien crade et une douche bricolée avec un robinet au-dessus des toilettes. Vous avez vu La famille Adams ? A cote de ce taudis sans nom, cette villa était un paradis. De quoi perdre le sourire mais peu de temps. J’ai trouve une autre chambre, a visage humain. Du coup, j’ai pu à nouveau me considérer comme un citoyen du monde. J’ai trouve trois fabuleux temples sur mon chemin. Le plus touchant aura été le temple Hung Dhing, situé sur la rue de la reine. Petit et sombre, ce lieu offre un silence merveilleux ou tout le tumulte de la ville s’efface, spontanément. Encens. Séreinité. Paix, retrouvée.
Il ne me reste qu’à trouver Charlotte, comme ce cher Bill Muray, dans le film précédemment énoncé. Si elle ressemble à Scarlette Johansson, je promets de parler en vers shakespeariens.
J’espère que ce courriel vous trouve tous en excellente forme et que le GPS de vos vies respectives est bien réglé. A bientôt
Sébastien
PS(tous): accents ok !
PS (Aude et Sylvain) : congratulations !
PS (Olivier): Toujours prêt pour ce voyage aux USA ?
PS (Enzo et Sandra) : merci pour ce symapthique sms. Bon courage pour les derniers jours d'attente.
PS (Claire) : Bon courage pour ton nouveau départ dans la vie.






